Propriété Intellectuelle : les chercheurs burkinabè outillés à la protection de leurs trouvailles

Le Ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MRSI) a organisé un atelier de formation, du 14 au 16 mai 2014 à Bobo-Dioulasso, à l’intention des chercheurs burkinabè. Il s’agissait de les former aux différents mécanismes de protection des résultats de leurs recherches d’innovations et d’inventions.

De nombreux résultats de recherches sans protection au Burkina Faso ont fait l’objet de publications dans des revues scientifiques, de communication ou d’exposition au cours des rencontres scientifiques, selon le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MRSI). Du coup, la situation compromet les espoirs desdits chercheurs de bénéficier des retombées des résultats de leurs recherches, a déploré le MRSI. C’est pourquoi le département s’est engagé à mettre fin à cette situation à travers un atelier de formation, organisé du 14 au 16 mai 2014 à Bobo-Dioulasso, sur les mécanismes de protection des résultats de recherches au profit des chercheurs burkinabè. L’objectif est, entre autres, d’outiller les chercheurs aux mécanismes et au réflexe de la protection de leurs œuvres afin de s’assurer que toute exploitation de celles-ci leur procure des retombées en reconnaissance de leur génie. Les participants au nombre de 40, sont constitués de chercheurs, instituts de recherche, d’inventeurs et d’innovateurs indépendants, ainsi que des inventeurs et innovateurs primés lors des différentes éditions et l’appropriation. Durant les 72 heures, ils se sont penchés sur les généralités de la propriété intellectuelle, les procédures de protection des inventions ou innovations dans l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), et l’exploitation de l’information brevet, ainsi que la recherche documentaire. A cela, s’ajoutent la rédaction de mémoire descriptif d’un brevet d’invention, l’importance du brevet dans le cadre de la valorisation des résultats de recherche et de la marque. Ils ont également pris connaissance des dessins et modèles industriels dans la valorisation des technologies et innovations, des entraves à l’exploitation du brevet ainsi que de la marque et de la composition d’un dossier de demande de protection pour l’obtention d’un brevet.

Une importance primordiale

Les résultats attendus sont entre autres, une parfaite connaissance de différents types de protection et de leurs implications dans la vie du chercheur, l’acquisition des principaux réflexes de la protection des résultats de la recherche. S’y ajoutent, une bonne connaissance des éléments qui composent un dossier de demande de protection et la maîtrise des principaux contrats liés à l’exploitation d’un résultat de recherche protégé. A l’ouverture des travaux, c’est au nom du secrétaire général du MRSI, que le Pr Zékiba Tarnagda, maître de recherche à l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS), a affirmé que la propriété intellectuelle joue un rôle important dans l’ensemble du processus de valorisation des résultats de la recherche. Pour lui, la possession des droits de propriété intellectuelle s’avère primordiale dans ce monde marqué par la vive concurrence. Et de poursuivre qu’elle peut aider à convaincre les investisseurs. De plus, a dit M. Tarnagda, « elle permet de protéger et de défendre les droits des chercheurs, des inventeurs et des innovateurs tout en leur donnant une visibilité sur leurs résultats ». C’est pourquoi, a-t-il dit, une bonne maîtrise des mécanismes de protection des technologies, des inventions par l’ensemble des chercheurs est devenue indispensable pour garantir le succès de la Stratégie nationale de valorisation des technologies, des inventions et des innovations (SNTII). Il a par ailleurs précisé que la tenue du présent atelier est le fruit d’une collaboration entre le MRSI et le département en charge du Commerce à travers l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation (ANVAR) et le Centre national de la propriété industrielle (CNPI). Pour sa part, le directeur général du CNPI, Moussa Traoré a indiqué que la propriété intellectuelle crée non seulement les conditions d’épanouissement des talents créatifs locaux, mais également les conditions d’instauration d’un climat d’affaires propice. « C’est conscients de cette réalité que les ministères en charge du Commerce et de la Recherche scientifique, à travers l’ANVAR et le CNPI, ont décidé de conjuguer leurs efforts et expertises pour faire de la valorisation des résultats de recherche une réalité au Burkina Faso », a-t-il soutenu.

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